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Dans le tronçon du fleuve couvert par le Comité ZIP Jacques-Cartier, la nature des sédiments du fond diffère d’une rive à l’autre. Les matériaux fins sont plus abondants le long de la rive sud et près des îles. Certains secteurs, comme le long des rives, le pourtour des îles et les baies peuvent abriter une végétation aquatique importante. On peut observer dans ces secteurs une diminution de la vitesse de courant suffisamment importante pour permettre une accumulation de sédiments fins. Le substrat du côté nord est généralement plus grossier. On observe peu de dépôts de sédiments dans le centre du fleuve. Ce secteur est plutôt une zone de transport des particules. Il en est autrement dans la zone portuaire de Montréal. En effet, bien que très peu de matière en suspension du fleuve pénètrent dans les bassins du port, ces derniers ont reçu des quantités importantes de matière solides. Celles-ci proviennent des nombreux égouts unitaires et des émissaires industriels qui y débouchaient directement avant les raccordements des collecteurs d’égouts à la station d’épuration de la Ville de Montréal par l’intercepteur sud-est (Fortin, 1995). Ainsi, les sédiments retrouvés dans le bassin du port de Montréal sont d’origines diverses : épandages d’abrasif et de fondants, travaux d’excavation et de remplissage, etc. Cependant, depuis la mise en service complète de l’intercepteur sud-est, le 23 août 1995, presque toutes les eaux usées, qui étaient auparavant rejetées dans la zone portuaire, sont maintenant acheminées vers la station d’épuration des eaux usées de la Ville de Montréal. En effet, depuis cette date, la population totale de la Ville de Montréal est desservie et toutes les eaux usées du territoire sont traitées, par temps sec (Purenne, 1995a). |
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