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Suivi des espèces végétales envahissantes dans les milieux humides du fleuve Saint-Laurent
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Butome à ombelle Hydrocharide grenouillette Myriophylle
à épi
Phalaris roseau Phragmite commun Salicaire commune Châtaigne d’eau Renouée japonaise


Suivi été 2010
Cet été, le Comité ZIP Jacques-Cartier a continué le suivi sur la propagation des espèces végétales exotiques envahissantes sur les berges et les eaux du fleuve Saint-Laurent, sur 20 sites différents situés aux abords de l'arrondissement Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles, des Îles de Boucherville et de l'Îlot de la Baronnie.

La salicaire est la plante la plus fréquemment observée (17 sites), quoiqu'elle ne soit pas très dominante. Elle est suivi par l’alpiste roseau (14 sites) et le phragmite (11 sites).

Sur les 17 sites où l'on retrouve la salicaire, on remarque qu’il y a quelques plants isolés (7 sites) et quelques îlots (4 sites). Par contre, elle est fréquente et répartie sur 5 sites. Son recouvrement est majoritairement inférieur à 25%.

L’alpiste roseau, la seconde plante le plus fréquemment observée, est réellement dominante. Sur les 14 sites, sa distribution nous démontre qu’elle est et fréquente et répartie sur 3 sites et dominante sur 7 sites. Son recouvrement dépasse 50% sur 7 sites.

Quant au phragmite, est plus ou moins dominante selon les sites. Elle est fréquente et répartie sur 2 sites et dominante sur 4 sites. Le recouvrement de cette espèce est plus souvent inférieur à 50%.

La châtaigne d'eau et la renouée japonaise n'ont pas été échantillonnées sur le territoire visité, mais cette dernière est observée en grande quantité en périphérie d'un des sites. Mise à part ces deux plantes, sur certains sites nous avons pu retrouver jusqu'à cinq espèces envahissantes différentes.


Suivi été 2009 - Diaporama photos 2009
Huit espèces exotiques étaient étudiées sur 23 sites à Boucherville et à Varennes. Le recouvrement de ces plantes dépassait la parcelle observée sur 14 sites et elle dominait sur la moitié d'entre eux.

Sur les huit espèces à échantillonner, le phalaris était la plus fréquemment observées. Elle s'est retrouvée sur 15 sites des 23 étudiés. Le recouvrement de cette plante dépassait la parcelle observée sur 14 sites et sur sept sites elle dominait les autres espèces présentes.

La deuxième espèce la plus présente était la salicaire, qui se retrouvait sur 12 sites. Le recouvrement de cette plante dépassait la parcelle observée sur chacun de ces 12 sites et elle dominait les autres sur deux de ces sites.

Deux espèces à étudier n'ont pas été répertorié sur les 23 lieux de visite, soit la châtaigne d'eau et la renouée japonaise.

La châtaigne d’eau et la renouée japonaise n’ont pas été observées sur les sites échantillonnés. Par contre, cette dernière est observée en grande thalle de part et d’autre d'un des sites.

Les espèces végétales envahissantes
Dans les milieux humides se retrouvent des espèces végétales envahissantes. Elles sont une des causes principales de la perte de biodiversité au Québec, puisqu’elles se répandent rapidement.

Huit espèces sont suivies dans le cadre de ce projet :
  1. Butome à ombelle (Butomus umbellatus)
    Aussi sur Envrionnement Canada
  2. Hydrocharide grenouillette (Hydrocharis morsus-ranae)
    Aussi sur Envrionnement Canada
  3. Myriophylle à épi (Myriophyllum spicatum)
    Aussi sur Environnement Canada
  4. Phalaris roseau (Phalaris arundinacea)
    Aussi sur Envrionnement Canada
  5. Phragmite commun (Phragmite australis)
    Aussi sur Environnement Canada
  6. Salicaire commune (Lythrum salicaria)
    Aussi sur Environnement Canada
  7. Châtaigne d’eau (Trapa natans)
  8. Renouée japonaise (Fallopia japonica)

Les solutions
  • Ne pas planter ces espèces à titre ornemental dans les plans d’eau;
  • Lorsque vous voulez vous en débarrasser, il est préférable de les laisser sécher et de les brûler. Éviter de les jeter dans un milieu naturel où elles risquent de se propager;
  • Éviter de perturber les milieux humides;
  • Lorsque vous naviguez dans un nouveau plan d’eau, il est important de bien nettoyer l’embarcation et tout le matériel touchant à l’eau avant de vous y aventurer;
  • Sensibilisez votre entourage à l’impact qu’ont ces espèces envahissantes sur notre environnement.

Qu’est-ce qu'un milieu humide?

Un milieu humide est un endroit qui n'est pas totalement aquatique ni totalement terrestre. Ce sont des sols inondés ou saturés d’eau. Du tronçon fluvial jusqu’au golf du Saint-Laurent, la superficie approximative des milieux humides du Saint-Laurent s’évalue à environ 80 000 hectares.

Les milieux humides sont divisés en 6 catégories :
  1. Eau libre;
  2. Eau peu profonde (plantes submergées et flottantes);
  3. Bas marais (plantes émergentes);
  4. Haut marais (plantes émergées);
  5. Marécage arbustif (Arbustes et plantes aux strates inférieures);
  6. Marécage arboré (Arbres et plantes aux strates supérieures).

Liens
Union St-Laurent Grands Lacs

Partenaires
Environnement Canada, Centre Saint-Laurent
  

  

  

  
  Photos : Comité ZIP Jacques-Cartier

















































































































































































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